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Gaby Charroux. « Il faut imposer le pavillon français »

Le Député Front de Gauche vigilant sur le dossier SNCM.

A la veille de l'attribution de la Délégation du Service Public (DSP) maritime entre la Corse et le continent, et sur laquelle se positionne la SNCM, le Député Gaby Charroux (Front de Gauche) revient sur les enjeux.

La Marseillaise. Quel regard portez-vous sur le rôle de l'État dans ce dossier ?

Gaby Charroux. Frédéric Cuvillier, le Ministre délégué aux Transports a affirmé fin août la volonté du Gouvernement de garantir la continuité territoriale entre la Corse et le continent dans le cadre du Service Public et la détermination de l'´Êtat à refuser les sanctions de l'Union européenne prononcées au nom de la concurrence libre et non faussée. Une sanction qui est une véritable arme de destruction massive des Services Publics.

C'est pour cela que je suis satisfait par les annonces gouvernementales qui vont dans le sens de mes interventions à l'Assemblée nationale en juin. Je demandais à l'époque que la France pèse pour que la SNCM obtienne l'ensemble de la DSP Corse-Continent et que les engagements de renouvellement de flotte soient garantis par la construction de navires au Gaz Naturel Liquéfié alliant relance industrielle et transition énergétique.

La Marseillaise. Avez-vous bon espoir que cela aboutisse sur toute la ligne ?

Gaby Charroux. Oui mais il faut désormais aller au bout de la logique. La SNCM doit obtenir dès ce mois-ci la DSP dans son ensemble afin qu'elle ne puisse pas être cédée à une compagnie low-coast ne respectant ni le droit social français ni les conditions de sécurité avec une flotte considérée dans l'analyse des appels d'offres comme trop vétuste.

La Marseillaise. En revanche, la situation n'est pas réglée avec Bruxelles qui réclame toujours à la SNCM de rembourser 200 millions d'aides à l'État français.

Gaby Charroux. Mais l'Union européenne doit faire machine arrière. Il est purement inacceptable de la voir « vider les caisses de la compagnie » de cette manière au détriment de l'emploi et du Service Public !

La Marseillaise. Quelles sont vos marges de manœuvres ?

Gaby Charroux. Il y a une réelle exigence : dépasser ces contraintes européennes pour imposer le pavillon français de premier registre pour le cabotage national et reconstituer le capital public de la SNCM. pour montrer la détermination dé la France à conserver son indépendance en matière de transports et sa libre administration. J'ai adressé le 22 juin dernier dans cette optique au Premier Ministre.

En tant que Député, je persiste à vouloir peser pour que ces choix soient effectifs. Que ce soit dans la commission d'enquête sur la privatisation de la SNCM mais également aux côtés des salariés de la compagnie.

Propos recueillis par La Marseillaise, le 5 septembre 2013

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