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Martigues. « Ouvrir la fenêtre d'une autre politique »

Des vœux du PCF sous le signe du prochain Congrès et des rendez-vous de 2013 lundi soir à la Maison du Tourisme.

Plusieurs centaines de militants et sympathisants du PCF de Martigues, Port-de-Bouc, Fos ou Port-Saint-Louis mais aussi des membres du Parti de Gauche ou de la Fase ont pris part à la traditionnelle réception des vœux du Parti Communiste Français lundi soir à la Maison du Tourisme. Ces vœux seront les derniers du Secrétaire de section, Gérard Frau qui, contrairement à Laurence Parisot, ne s'apprête pas à briguer un nouveau mandat. A l'occasion du prochain Congrès du PCF, Gérard Frau, désormais attaché parlementaire du Député Gaby Charroux passera la main : « je quitterai mes fonctions tout en restant aux côtés de celui ou celle que les communistes éliront le 26janvier » précisait-il. Entre émotion (une pensée pour les militants disparus en 2012 comme Vincent Autillo) et humour (« j'excuse aussi Gérard Depardieu de son absence ce soir »), les vœux du responsable communiste local étaient aussi placés sous le signe des rendez-vous de 2013, après une année où les militants du Front de Gauche ont eu la double satisfaction de l'élection de Gaby Charroux à l'Assemblée et du très bon score de Jean-Luc Mélenchon.

Gérard Frau souhaite faire de 2013 « une année de résurrection des valeurs de la Gauche, celles que nous portons avec le Front de Gauche, nos militants, nos élus qui chaque jour à l'Assemblée Nationale et au Sénat comme au, plus proche de vous, défendent ces valeurs, les impulsent au quotidien dans leurs actions, comme ici à Martigues, à Port-de-Bouc et à Port-Saint-Louis ».

Année sans élection, 2013 ne sera pas une année creuse pour autant : Gérard Frau a déjà pris date pour le mois de septembre avec les dix ans du festival « Terres de résistance », promettant « une édition inédite au cœur de tous les combats, au son de la musique comme nous l'avons fait cette année avec le si beau concert D'H.K et les Saltimbanks ». En 2013, la nouvelle association des « Amis de L'Humanité », à laquelle on doit le débat sur le traité européen avec Patrick Le Hyaric « prendra corps » ajoutait-il.

En cette nouvelle année, Gérard Frau -évoquant notamment le rendez-vous de samedi (voir ci-dessous)- propose « d'ouvrir la fenêtre d'une autre politique » en « travaillant ensemble sur l'analyse du monde et de la société, sur les choix politiques et les luttes à développer, sur le Front de gauche, rassemblement ouvert, inédit qui ne sclérose pas les organisations qui le composent ».

« L'audace et le courage »

En cette soirée, c'est un Gaby Charroux sans illusion mais pas sans espoir qui s'est adressé aux personnes présentes : « on pouvait penser que 2013 serait une année un peu plus tranquille mais je crois que question sérénité, ce ne sera pas pour cette fois encore : pour que l'année soit belle, réussie, il nous faudra être combatif, résistants, solidaires tout autant que nous l'avons été en 2012 » soulignait-il. En appelant à « l'audace » et au « courage », le Député-Maire formait des vœux pour qu'« au Parlement, l'austérité, la diminution des dépenses publiques, la récession ne soient plus au cœur des décisions, pour que la mise entre parenthèses des valeurs historiques de la gauche cesse enfin ». Les six mois du nouveau pouvoir tracent « la même route que nos voisins modèles » poursuivait-il, « par nos interventions et nos positions, nous voulons donner une chance au gouvernement de s'orienter résolument à gauche en nous entendant ». L'audace et le courage, c'est à ses yeux, « adresser un soutien en forme d'engagement aux salariés de l'industrie sur notre territoire pour que ces fleurons de notre activité trouvent une pérennité qui passe nécessairement, nous l'avons vu avec Arcelor, par la nationalisation ». Après une fin d'année 2012 marquée par le combat contre la métropole à marche forcée, le Député et président de la CAPM a donné rendez-vous le 7 février à Istres pour le premier atelier législatif sur l'acte III de la décentralisation.

Jean-François Arnichand (La Marseillaise, le 9 janvier 2012)

Une matinée de débats

Dans le cadre de la préparation du 36e Congrès du PCF qui aura lieu du 7 au 10 février à Aubervilliers (93), la section de Martigues propose un débat public, intitulé « Ouvrons les fenêtres d'une autre politique » le samedi 12 janvier à partir de 9h en Salle des Conférences de l'hôtel de ville. Après la présentation de la matinée en présence de Gaby Charroux, les participants seront invités à échanger sur deux « fenêtres de questionnement » prévues par le texte majoritairement adopté par les adhérents en décembre : « Face à la crise, quelles sont les issues, les solutions, quelles brèches ouvrir contre l'austérité ? » (atelier 1) et « Quel sens recouvre aujourd'hui l'idée de gauche ? Comment lui redonner de la force, ses valeurs ? Comment faire grandir la révolution citoyenne ? » (atelier 2). Renseignements et inscriptions au 06.73.33.79.08

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  • Enrichir la base commune

    P.C.F.92 - Section HISPANO-SUIZA/Colombes

    Vœu de la Conférence de Section d’HISPANO-SUIZA

    Enrichir la base commune

    Les communistes d’HISPANO-SUIZA ont adopté la base commune à l’unanimité, se réservant la possibilité de l’enrichir dans le cadre de sa conférence de section. Ils ont donc pris la résolution de soumettre au Congrès un vœu en deux points exprimant un certain nombre de remarques.

    Le premier vœu touche à la conquête et la reconquête industrielle, considérant que l’initiative et les débats de Lille comblent une insuffisance de la base commune, mais appellent à des modifications qui devraient être intégrées dans le texte définitif qui sera adopté au Congrès.

    Ainsi, ces modifications souligneront avec plus de force le besoin d’une politique industrielle pour la France. Un pays sans industrie est un pays sans avenir. Or, notre industrie continue de souffrir des choix du patronat et de la droite : financiarisation de l’économie, bas salaires, réduction de l’emploi, manque d’investissements, gâchis de milliards de fonds publics et de crédits accordés sans engagements.

    Ça n’a pas changé. L’industrie continue de souffrir des mêmes maux avec le gouvernement socialiste qui n’a engagé aucune rupture et aucune réforme ni action de redressement, alors que l’effort de réindustrialisation du pays est colossal ; aussi, il faut souligner que la logique d’un développement industriel durable est un des actes majeurs de la contre-offensive contre l’austérité et pour sortir de la crise Pourquoi ? • Parce que l’industrie, c’est l’usinage et la transformation des matières premières en équipements utiles destinés à toutes les activités humaines et à la vie en société. • Parce que l’industrie, c’est la construction de filières entières à valeur ajoutée très diverses, telles l’automobile, l’aéronautique, le spatial, le ferroviaire, l’électro-ménager, la construction navale, l’énergie, la pharmaceutique, l’agro-alimentaire, … • Parce que l’industrie est favorable à la création des richesses, à la création d’emplois de qualité liés à la recherche-développement, la formation, au savoir-faire, à l’évolution des technologies et de l’écologie. C’est pourquoi il convient de contrer les stratégies de casse industrielle du patronat, de changer la logique des systèmes institutionnels encore protégés par le gouvernement socialiste, combattre la concurrence, instruire un nouvel ordre économique européen et mondial basé sur la coopération et le co-développement.

    La promotion d’une grande politique industrielle en France doit être accompagnée de propositions novatrices, la mise en place de fonds régionaux pour l’emploi et la formation, la constitution d’un pôle public bancaire favorisant les investissements pour l’emploi et la formation, l’attribution aux salariés et à la population de droits et pouvoirs nouveaux permettant leur intervention.

    C’est dans cet esprit que les communistes d’HISPANO-SUIZA ont choisi de contribuer à la construction d’une proposition de loi pour une industrie de l’aéronautique et spatiale française, répondant aux besoins respectueux de l’environnement et de la création d’emplois, considérant que cette filière a besoin d’investissements financiers à long terme et d’investissements humains qu’elle a du mal à combler, notamment en matière d’embauches, de formation, de recherche et d’aide aux PME pour faire face à ses dysfonctionnements.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une ouverture de chantiers législatifs. Ainsi nous souhaitons que le Congrès retienne l’idée d’une grande campagne sur la question du redressement industriel de la France, mais surtout qu’il apporte des réponses et des actes concrets aux conditions de l’action et à l’animation de cette campagne qu’il faudrait inscrire dans la durée.

    _____________________

    Le deuxième vœu découle également du vœu précédent, puisqu’il touche à la question de l’activité communiste sur les lieux de travail et de création.

    La portée du prochain Congrès s’est fixée comme but d’être utile. Au cœur de cet objectif, on y trouve le monde du travail, ce qui pose l’obligation de déployer une présence et une activité communiste là où il est rassemblé.

    La base commune affirme bien l’idée d’une relance de cette activité, mais reste insuffisante sur les conditions à remplir pour le permettre.

    Certes, l’ensemble des forces organisées sur les lieux de travail s’est trouvé fortement diminué au cours de ces dernières années ; il n’en demeure pas moins que pour réussir une relance – notre expérience chez HISPANO-SUIZA le prouve –, nous avons besoin de détermination politique, de travail collectif, de travail de direction et d’animation sur un contenu qui nourrisse les luttes, favorise les idées novatrices pour aider l’ensemble du Parti, de ses militants dans les entreprises, créer du mouvement revendicatif, politique et idéologique.

    Compte tenu de l’importance et de la complexité des problèmes posés, nous souhaitons que le Congrès décide d’une Conférence ou d’un grand débat national dans les mois qui le suivront sur le pourquoi et le comment déployer l’activité du P.C.F. Voyons pourquoi ?

    • Parce que l’une des spécificités et particularités majeures du P.C.F. est son ambition historique de faire entrer la politique dans ces lieux, puisque c’est un lieu où s’expriment la contradiction et l’affrontement entre le capital et le travail ; c’est un lieu où les hommes et les femmes y travaillent, y sont salariés et où ils doivent s’affronter avec leur patron et au capital. C’est dire qu’ils sont en butte au choix des critères financiers de leurs directions, à l’utilisation et au partage des richesses qu’ils ont produites plus inégalitaire que jamais, à l’exigence de gagner des droits et pouvoirs nouveaux.

    • Parce que c’est un lieu où s’exprime très concrètement la lutte de classes qui n’est pas seulement une formule, une invention des communistes, car elle existe dans la réalité de la société • Parce que c’est un lieu où les salariés peuvent investir le terrain de la politique et de l’action sociale et donner du sens à leurs luttes ; un lieu où il est possible d’établir des passerelles entre toutes les catégories de salariés qui le composent afin d’établir des alliances en bas sur le terrain de l’action et de l’idéologie.

    Voyons comment ? Cela suppose : • De stimuler un vrai travail politique et d’implantation avec le concours des directions du Parti à tous les niveaux, en commençant par la direction nationale.

    • D’établir un vrai travail de transversalité et d’information des adhérents

    • De stimuler des formes et lieux de formation des adhérents

    • D’initier des journées nationales, départementales ou régionales de partages d’informations et d’expériences

    • D’avancer des pistes de recherche permettant de travailler sur les bassins d’emplois et de territoires assez vastes pour :  éclairer les enjeux économiques, politiques et assez proches des salariés et des populations,  engager des actions dans et hors des entreprises,  combattre l’austérité, stopper la crise, combattre le capitalisme en éclairant le processus de son dépassement. Ainsi, le monde du travail ne doit pas rester une simple force d’appoint électorale ; il doit se construire en lui-même, être une force décisive pour sortir de la crise et transformer une société libérée de toute forme de domination. C’est ainsi que le P.C.F. est et restera le courant de pensée le plus déterminé à aller dans ce sens.

    P.C.F.92 – Section HISPANO-SUIZA/Colombes

    Vœu de la Conférence de Section sur la modification des statuts.

    Nous avons le sentiment qu’il aurait fallu faire le bilan de ce qu’on a appelé la « mutation » qui s’est traduite par des milliers de militants quittant le Parti, la disparition de centaines d’organisations de proximité, notamment dans les entreprises, sans oublier les insuffisances et défauts des directions à tous les niveaux.

    Ce bilan aurait eu le privilège de pouvoir faire émerger des statuts qui modifient cet état de fait, afin de dégager un mode d’organisation qui inspire la confiance, un sentiment d’égalité et de responsabilité partagée, tout en assurant un fonctionnement efficace.

    Les statuts ne règlent pas tout, mais ils restent importants puisqu’ils régissent notre vie intérieure et notre organisation que nous voulons toujours plus communiste en forces organisées en structures de proximité… Pour aller dans ce sens, il nous semble nécessaire d’apporter nos réflexions sur quelques aspects que nous considérons comme insuffisants dans les propositions qui sont faites.

    1. Dans le préambule, nous souhaitons que soit introduite avec plus de force la confirmation selon laquelle l’existence du P.C.F. est une exigence pour le peuple français. Sa spécificité et son rôle national constituent un acte majeur dans les luttes de résistance actuelles et dans la transformation de la société. 2. D’autre part, nous considérons qu’il faut : • Réintroduire prioritairement la notion de cellule, comme implantation de proximité dans les quartiers et lieux de travail, proche des gens et des salariés ; elle doit être l’organisme vivant et démocratique de l’activité communiste. • Réintroduire la promotion d’une grande capacité de formation des militants, notamment ceux issus des couches populaires et des entreprises. • Se placer en mesure de surmonter les logiques qui ont exclu les adhérents de ces milieux du travail d’animation, d’élu et de direction. • Renouer avec l’effort d’un travail théorique irriguant toute l’activité communiste, afin de mettre à la disposition de ses adhérents l’apport théorique de Marx qui porte une analyse profonde du capitalisme et des conditions de l’émergence d’une autre société. • Introduire une démarche nouvelle dans le sens et le contenu des décisions des organismes de direction à tous les niveaux. Il est nécessaire de travailler à des méthodes de direction renouvelées qui puissent – sans revenir aux défauts du centralisme démocratique – conjuguer essor démocratique et efficacité, certes à l’écoute de la diversité, mais sans se figer aux tendances organisées. En conclusion du point 2, il nous paraît tout à fait incohérent que les cellules soient privées des cotisations de leurs adhérents ; c’est pourquoi nous soutenons que doit être maintenue la répartition des finances entre la cellule, la section, la fédération et le Conseil national, à parts égales. 3. Sur la désignation des candidats communistes, il est nécessaire de définir les moyens d’empêcher un candidat non soutenu, non désigné par le P.C.F. ou s’auto-désignant sans l’accord du Parti, de se réclamer du P.C.F. Par ailleurs, il serait souhaitable que les militants communistes dans les entreprises puissent être consultés dans la ville où celles-ci sont implantées et dans la circonscription électorale où ils habitent. S’ils sont élus par le suffrage universel, les élus du P.C.F. devront rendre compte de leur activité, leur mandat à leurs électeurs, mais ils devront trouver les formes pour rendre compte aux organismes du Parti qui les ont désignés ; c’est une manière de considérer que l’appel à l’intelligence populaire est indispensable pour compléter et affiner leur mandat et responsabilité. 4. Sur l’élection des directions élues par le Congrès, limiter leur nombre et faire en sorte qu’ils soient représentatifs d’une capacité à diriger au niveau où ils sont sollicités, qu’ils soient représentatifs des différentes catégories qui composent le P.C.F. avec une priorité pour le monde du travail, des quartiers populaires et de la mixité hommes/femmes. A ce sujet, afin d’offrir la possibilité à tous les communistes – notamment ceux issus du monde du travail – il est souhaitable que le Parti mène l’action pour obtenir un statut de l’élu. 5. Modification des statuts : Parce que justement les statuts régissent la vie intérieure et l’organisation de notre Parti, il ne nous semble pas approprié d’ajouter un règlement intérieur pouvant seulement être adopté - en dehors des Congrès - par une commission nationale décidée par le Conseil national ; ce serait une atteinte à la souveraineté qui appartient aux adhérents s’exprimant notamment lors de la préparation des congrès. En conclusion, nous souhaitons que le Congrès produise des efforts plus significatifs pour perfectionner l’outil que constitue le P.C.F.

    Par section HISPANO..., le 01 February 2013 à 10:59.