le 08 février 2012

Le candidat du Front de Gauche dénonce « l'extrême-droitisation de la Droite »
Jean-Luc Mélenchon est en meeting ce soir à Montpellier.
La Marseillaise. Votre candidature a longtemps été quasiment passée sous silence et vous flirtez désormais avec les 10%. Comment l'expliquez-vous ?
Jean-Luc Mélenchon. Nous avons beaucoup travaillé sur le terrain et ce travail finit par payer parce que nous construisons des convictions profondes ancrées sur des objectifs très concrets : par exemple le Smic, la planification écologique, la titularisation des précaires… Si bien que chaque fois que quelqu'un est convaincu, il n'est pas facile de le faire changer d'avis. Mais je reste très vigilant parce que beaucoup de gens n'ont pas encore pris leur décision. Ils ne jugeront pas d'après les étiquettes, mais d'après les contenus.
La Marseillaise. La difficulté n'est-elle pas de rendre crédibles vos propositions. Par exemple le Smic à 1.700 euros fait rêver mais c'est en rupture avec la rigueur que tout le monde prône ?
Jean-Luc Mélenchon. Vous avez raison de dire que le programme économique du Front de Gauche est en rupture avec l'ensemble des autres programmes, tous inscrits dans la logique de l'austérité. Nous pensons, nous, qu'elle conduit à un désastre. Il faut qu'il y ait des voix comme la nôtre qui permettent d'inverser la tendance et de proposer la relance de l'activité. La difficulté vient du fait que, comme tous les autres partis disent la même chose, nous paraissons assez singuliers. Mais le problème n'est pas tant de rendre crédibles nos propositions que de les rendre audibles. Le rapport du CSA montre un monstrueux déséquilibre de temps d'antenne à la télé comme à la radio en défaveur du Front de Gauche. La parole est essentiellement donnée à l'UMP et au PS.
La Marseillaise. Est-ce que vous considérez que François Hollande a gauchisé son discours ?
Jean-Luc Mélenchon. Je ne m'occupe pas de lui. Nous ne sommes pas en train de tenter de braconner les amis de François Hollande. Notre objectif, ce sont les gens qui n'ont pas pris de décision. Mais nous faisons le pari qu'il devra sortir de ses ambiguïtés -et elles sont nombreuses. La campagne présidentielle a d'innombrables inconvénients mais elle a un avantage : elle ne permet à personne de rester dans la demi-teinte. De nombreux aspects du programme de François Hollande sont dans l'imprécision. Par exemple, on pourrait penser qu'il promet la retraite à 60 ans à tout le monde, en réalité c'est seulement à ceux qui auront réellement cotisé 41,5 années, c'est-à-dire pas plus de 150 000 personnes.
La Marseillaise. Vous, vous la promettez à 60 ans pour tous ?
Jean-Luc Mélenchon. Nous sommes partisans du retour à la retraite à 60 ans évaluée sur les dix meilleures années et à taux plein, c'est-à-dire 75% du dernier salaire. Ça coûte moins de 2 points de la richesse du pays. Ce qui est bien inférieur à ce qui a été réalisé au cours des années précédentes. L'Institut Montaigne a calculé que cela coûterait 33 milliards d'euros amplement financés par les mesures que nous avons prévues.
La Marseillaise. Vous pouvez en citer quelques unes ?
Jean-Luc Mélenchon. Par exemple la taxation des revenus financiers des entreprises (20 milliards), l'argent que l'on peut prélever sur l'intéressement (5 milliards) ; la suppression des aides fiscales à l'épargne retraite par capitalisation (2,5 milliards); déplafonner les cotisations patronales (6 milliards). Après, il y a une mesure que je veux à tout prix que l'on prenne en compte, c'est que pas une seule retraite ne soit inférieure au Smic. Pour cela, il nous faut monter à deux points de la richesse du pays à l'horizon 2020 et donc prévoir la création de 3 millions d'emplois en dix ans. Pour vous donner une idée du caractère raisonnable de la mesure, Jospin en cinq ans en a créé deux millions. Ça donne 24 milliards supplémentaires. Et donc le pied rentre dans la chaussure.
La Marseillaise. Que pensez-vous du sondage qui montre qu'une élection sans le FN profiterait à Nicolas Sarkozy et François Bayrou ?
Jean-Luc Mélenchon. C'est la confirmation du fait que l'électorat du FN est un électorat de droite. Ce que je n'ai jamais cessé de dire.
La Marseillaise. Ce que confirme Claude Guéant avec sa déclaration sur les civilisations…
Jean-Luc Mélenchon. Je crois qu'il y avait un coup monté, une tactique préparée de longue main par M. Sarkozy et ses proches. Ils prévoient qu'ils empêcheront Mme Le Pen d'être candidate. Et c'est ce qui explique pourquoi pendant tant de mois, ils se sont donné du mal à lever la digue entre la Droite et l'extrême Droite. Leur but est bien d'être la candidature de substitution. M. Guéant ne cesse d'en rajouter dans le sens d'une extrême-droitisation de la Droite.
La Marseillaise. Vous venez à Montpellier 50 ans jour pour jour après le massacre du métro Charonne, allez-vous l'évoquer ?
Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ne l'évoquerais-je pas ? Mais si je dois évoquer quelque chose c'est surtout le fait qu'il y en a assez des logiques de guerre dans notre pays et que Mme Le Pen, qui passe son temps à souffler sur la braise pour essayer de rassembler autour d'elle les misérables reliquats des extrémistes violents qui ont conduit à la ruine de tous en Algérie, ne doit pas occuper le devant de la scène. Il est temps de nous déclarer aux uns et aux autres, la paix.
Entretien réalisé par Alain Menras (La Marseillaise, le 8 février 2012)
le 16 mai 2012

Au siège de la section du 11ème du PCF
136, bd de St Marcel
13011 - Marseille
Avec la participation des jeunes de Mac DO et des salarriés de FRALIB
le 16 mai 2012

Le choix du Front de Gauche de présenter Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais face à Marine le Pen ne relève pas d'un opportunisme électoral ou d'un coup médiatique. C'est une décision politique de grande importance. Battre Marine le Pen, dans une terre ouvrière minée par le clientèlisme d'un PS local quasi mafieux qui a prospéré sur la misère, est un enjeu qui dépasse largement le nécessaire combat contre l'extrême-Droite. Il s'agit en fait d'affronter la prétention de sa dirigeante à recomposer la Droite française à son profit. Cela fait plus de 25 ans que nous assistons sans mot dire ou presque à l'OPA idéologique et politique du lepénisme sur la société française : de la qualification du père au 2e tour de 2002 au score historique de la fille en 2012, du fait que près d'1/3 des français se déclarent en accord avec ses thèses au fait que plus de 50 % des électeurs UMP souhaitent désormais un accord avec le FN et que nombres de leurs élus sont prêts à des ententes locales, tout cela montre que l'ambition de M. le Pen d'incarner l'opposition à la gauche au pouvoir ne relève pas d'un simple coup de bluff. La question posée n'est pas de savoir si l'UMP et le rassemblement Bleu marine vont finir par s'entendre mais plutôt quand et sous l'hégémonie de qui se fera cet accord.
Je ne crois pas qu'il y ait eu dans la campagne extrémiste de N. Sarkozy un simple calcul électoraliste. Je crois à une évolution profonde et durable au sein de la Droite française. Elle retrouve des accents qu'historiquement elle a déjà connus : ceux des dictatures bonapartistes, de M. Thiers qui fusilla les communards, ceux de la droite antisémite de l'affaire Dreyfus, cette droite qui préféra Hitler au Front populaire et sombra dans la collaboration. Un 1/2 siècle plus tard elle estime sans doute avoir suffisamment payé pour ses crimes et retrouve ses penchants naturels. Comme dirait G. Longuet, « nous au Front National… ». Beau lapsus !
C'est cette droite en voie de recomposition, retrouvant ses accents nationalistes et xénophobes au service des puissants et de leurs privilèges que nous devons affronter en la personne de M. le Pen.
Pierre Laurent et les communistes du Pas-de-Calais ont proposé à Jean-Luc Mélenchon de mener au nom du Front de Gauche ce combat ô combien symbolique. Ils ont montré la voie : le Front de Gauche n'est décidément pas un simple cartel électoral.
C'est un projet de société aux antipodes de celui porté par cette nouvelle Droite ultra réactionnaire. C'est également une démarche politique dont l'ambition n'est pas de faire pression sur le PS pour obtenir quelques concessions. Il s'agit au contraire de ne plus considérer la domination social-libérale sur la gauche comme une fatalité durable et de s'installer dans une posture offensive. Celle de la reconquête au sein de la société française comme à l'échelle européenne, d'une hégémonie politique au profit d'une Gauche de combat et de rupture avec le système capitaliste et son cortège de malheurs sociaux et d'obscurantisme culturels.
C'est à ce niveau là que se situe l'enjeu de ces élections législatives : les français doivent se donner la force d'imposer une politique susceptible de répondre à leurs véritables aspirations.
La Marseillaise, le 15 mai 2012
le 16 mai 2012

Jean-Marc Coppola, l'élu communiste, candidat du Front de Gauche dans la 7e circonscription veut écrire avec les habitants une nouvelle page de l’histoire populaire de Marseille.
« C’est fait, j’ai officiellement déposé ma candidature ce matin », indiquait hier Jean-Marc Coppola, le sourire aux lèvres. « Ce n’est pas une surprise, avec Haouaria nous menons une campagne formidable depuis plusieurs mois. Mais c’est un pas symbolique important qui marque notre engagement entier pour ces législatives », précise-t-il en soulignant la spécificité du Front de gauche dans la dernière période : « Nous avons été les seuls à mener de front présidentielle et législatives. » Une manière pour les candidats de subvertir le présidentialisme de la Ve République et d’affirmer dans les faits la prééminence qu’ils veulent donner à l’Assemblée.
« Après 10 ans de droite au pouvoir menant sa politique de régression sociale, l’élection de François Hollande ouvre une nouvelle période que nous voulons aborder avec lucidité, résolus à obtenir un véritable changement », martèle-t-il. Dans la 7e circonscription (15e, 16e arrondissements et 14e en partie) « abandonnée de la puissance publique et dont les habitants ont subi durement la politique de mépris de Nicolas Sarkozy et de Jean-Claude Gaudin », Jean-Marc Coppola ne cache pas que son objectif est de gagner. « J’aborde cette nouvelle phase de la campagne avec beaucoup de combativité. Nous avons de l’ambition avec Haouaria, celle de porter l’intérêt général. Mon expérience de syndicaliste m’a appris le "tous ensemble" », confie-t-il.
En effet, le score de Jean-Luc Mélenchon dans cette circonscription (18,6%) permet au Front de Gauche de nourrir un esprit de conquête dans ces quartiers qui ont longtemps choisi d’envoyer un député communiste à l’Assemblée avant d’élire Henri Jibrayel (PS) en 2007.
Combatif, Jean-Marc Coppola l’est aussi dans son matériel de campagne : « Il va falloir faire avec nous ! », affirme son dernier tract au dessus d’une photo des quartiers Nord. Le candidat du Front de gauche y interpelle le président de la République sur les « attentes immenses » qui s’expriment chez les habitants et propose des orientations en rupture avec le quinquennat passé.
« Je veux être un député, présent, actif, utile. Je veux être un député qui renouvelle les pratiques politiques et restitue le pouvoir aux habitants. De façon inédite, nous les associons à l’élaboration de nos propositions et tout au long du mandat l’implication citoyenne dans un comité de circonscription sera permanente », affirme le candidat du Front de Gauche. D’autant plus à l’aise dans cet objectif qu’il sera « un Député libre du pouvoir présidentiel ». Comprendre : un élu qui n’aurait pas à s’aligner comme le ferait un député socialiste.
« Je serai le député anti-trafic. Je veux avec les parents, donner à nos jeunes les moyens de réussir. Et je battrai le FN qui tente de prospérer sur la misère et la désespérance », explique-t-il, convaincu du potentiel immense de ces quartiers. « Dans cette campagne je rencontre des jeunes d’un maturité exceptionnelle, qui en ont assez du clientélisme et qui à 25 ans se préoccupent de l’avenir de leur petit frère ou de leur petite sœur. » Pour l’élu communiste, « ces jeunes ont compris que les solutions individuelles qu’on leur propose n’arriveront pas. Ils veulent avancer en trouvant des solutions collectives. »
Jean-Marc Coppola met une série de propositions concrètes sur la table : rétablissement des Rased (aide scolaire), lutte contre les trafics avec des polices d’investigation et de proximité, sauvetage du centre mutualiste Paul-Paret… Il souhaite miser sur le développement de l’industrie sur le Port, demande la réhabilitation des quartiers en y associant les habitants mais veut aussi prolonger le métro jusqu’à l’hôpital Nord. « Cela coûte cher c’est vrai mais nos quartiers mérite l’engagement de l’État. »
Bref, Jean-Marc Coppola veut être le Député qui « à chaque étape avec l’intervention populaire » place devant les logiques de rentabilité, l’Humain d’abord dans les quartiers Nord.
Léo Purguette (La Marseillaise, le 15 mai 2012)
Élue des 13e et 14e arrondissements, Haouaria Hadj-Chikh est travailleuse sociale. Aux dernières cantonales, elle a recueilli le meilleur score du Front de Gauche à Marseille.
La Marseillaise. Quel est le sens de votre candidature au côté de Jean-Marc Coppola ?
Haouaria Hadj-Chikh. Ce qui m'a fait accepter d'être sa suppléante c'est la démarche portée par le Front de Gauche et le Parti Communiste Français qui privilégie l'intervention populaire. Je suis militante associative, je suis de ces gens qui ont décidé de ne pas laisser faire la destruction brutale des droits sociaux sous l'ère Sarkozy. Déjà à l'époque j'avais été candidate pour faire face aux politiques libérales responsables de désastres dans nos quartiers.
La Marseillaise. Quel rôle entendez-vous jouer ?
Haouaria Hadj-Chikh. Je veux être engagée pour la justice sociale et l'intérêt général. Sur le terrain je serai une vigie, attentive à la poursuite pendant cinq ans de la pratique citoyenne de la politique dans cette circonscription. Je suis confiante, avec Jean-Marc je sais à qui j'ai à faire. C'est un élu reconnu pour son honnêteté et sa franchise. Ensemble, avec le Front de Gauche nous voulons que la politique retrouve son sens, qu'elle soit belle, intéressante et surtout utile.
La Marseillaise. Dans quel état d'esprit êtes-vous à quelques semaines du scrutin ?
aouaria Hadj-Chikh. Je suis enthousiaste. Dans mes rencontres je sens qu'on est en train de vivre les dernières heures du rapport clientéliste à la politique. Les gens n'en veulent plus, ils regardent autour d'eux, voient ce qui se passent dans le monde et commencent à rechercher des solutions collectives aux difficultés qu'ils vivent. C'est tous le sens de notre engagement. On va gagner avec et pour eux !
le 16 mai 2012

Cercle de La Renaissance
La Ciotat
le 16 mai 2012

Je viens de prendre connaissance d'une dépêche véhiculant de nombreuses contrevérités concernant les discussions en cours au plan national sur un accord des forces de Gauche pour limiter le risque d'élimination de la gauche au second tour dans un certain nombre de circonscriptions.
Depuis plusieurs mois, nous avons affiché des ambitions de reconquête dans plusieurs circonscriptions dont la 9ème (Aubagne-La Ciotat) et la 10ème (Gardanne). Nous y sommes légitimes pour prétendre disputer le second tour au nom de la gauche et batailler pour la victoire face à la droite et l'extrême droite. Nos candidats sont connus et reconnus, ils sont implantés comme élus. Et le Front de Gauche représente sur ces territoires, une force majeure.
Dans les Bouches-du-Rhône, le Front de Gauche n'a pas exigé de retraits en sa faveur, il a en revanche envisagé, pour limiter le risque FN, de se désister dans deux endroits qui ne sont ni la 9ème, ni la 10ème, et cela ne relève pas d'un blocage local mais d'un choix national enraciné dans une réalité politique cohérente.
Je regrette le spectacle donné par ces discussions et les manoeuvres qui l'entourent. La victoire de la Gauche appelle plus de sérieux et les attentes populaires plus de respect. Je le regrette d'autant plus que ce n'est pas la première fois ces deux dernières semaines que des informations erronées semblent être volontairement distillées afin de semer le trouble dans les esprits. J'appelle à se ressaisir et à conclure cette discussion avec responsabilité.
Pierre Dharréville, Secrétaire du PCF 13, membre de la direction nationale du PCF
le 15 mai 2012

Jean-Marc Coppola en passe de récupérer mon siège de député à l’Assemblée nationale.
En politique il ne faut jamais dire jamais.
Alors que Marie-George Buffet obtenait 5% à l’élection présidentielle en 2007 dans ma circonscription des quartiers nord, j’y réalisais 19% à l’élection législative qui suivait sous les couleurs du seul PCF.
Au 1er tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, sous les couleurs du Front de Gauche, a réalisé un excellent résultat avec 18,59% qui portera Jean-Marc Coppola en situation de récupérer mon siège de Député.
La stratégie de rassemblement, pour laquelle j’avais si farouchement milité en 2007, va faire gagner Jean-Marc, j’en suis certain.
Partout les candidats Front de Gauche vont porter cette dynamique de victoire et d’espérance.
Frédéric Dutoit, Président du groupe Communiste, Républicain et Citoyen de Marseille, Candidat Front de gauche de la 5° circonscription de Marseille à l'élection législative
Fait à Marseille, le 15 mai 2012.
le 15 mai 2012

Le candidat Front de gauche peut-il reprendre la 7e au PS ?
Ce n'est pas vraiment une surprise, mais encore fallait-il en avoir la confirmation. Elle est venue hier matin avec l'annonce officielle du Front de Gauche, qui présentera bien la candidature de Jean-Marc Coppola aux législatives des 10 et 17 juin dans les quartiers Nord. Figure du PCF marseillais et vice-président de la Région, il portera dans un peu moins d'un mois une lourde responsabilité : celle de ramener dans la famille communiste une circonscription longtemps considérée comme un bastion inexpugnable. Sa tâche sera rude, mais pas impossible. Enlevée en 2007 par le socialiste Henri Jibrayel, la 7e circonscription reste en effet très ancrée à Gauche, même si le Front national y réalise classiquement quelques-uns de ses plus gros scores depuis une vingtaine d'années. Au 1er tour de la présidentielle, Marine Le Pen y avait d'ailleurs engrangé 23,21 % des voix, loin derrière François Hollande et ses 38,55 %, mais devant Jean-Luc Mélenchon, qui totalisait lui 18,59 %. "Ce score, c'est tout de même quatre fois plus que ce qu'avait fait Marie-Georges Buffet à la présidentielle de 2007 et deux fois plus que Frédéric Dutoit aux 1er tour des législatives suivantes", souligne Jean-Marc Coppola, comme pour se convaincre que le candidat de Gauche le mieux placé au soir du 1er tour le 10 juin prochain, ce pourrait être lui. "Je pars à cette élection avec l'ambition d'être utile et pas dans l'idée d'une reconquête", martèle-t-il néanmoins, histoire de ne fâcher personne. Et surtout pas le sortant, Henri Jibrayel, qui peut s'enorgueillir d'avoir été le premier à arracher au PCF une circonscription qu'il détenait sans interruption depuis... 1936. Cinq ans après cette victoire du rose sur le rouge, la donne a toutefois changé. Le Front de Gauche a effectivement renversé la vapeur, réalisant des scores que le PCF n'avait plus affiché depuis une vingtaine d'années. Le Front national a suivi la même pente, après avoir assisté impuissant au siphonnage de son électorat par l'UMP en 2007. Quant à Europe Ecologie/Les Verts, quasi absent de cette circonscription jusqu'à présent, il sera représenté cette année par l'ex-chevènementiste Karim Zéribi, qui a pour lui d'être né et de vivre encore dans les quartiers Nord, malgré une réussite politique et professionnelle avérée, souvent synonyme de déménagement vers les quartiers résidentiels.
L'enjeu pour ces trois candidats : virer le 1er tour en tête pour affronter seul le FN au 2e. C'est en tout cas le scénario que joue Jean-Marc Coppola, prêt à un "désistement républicain" en faveur du mieux placé des trois, pour peu que les deux autres s'y engagent aussi. "Il n'y a pas d'accord formel pour l'instant, précise-t-il, mais je ne suis pas inquiet." Face au FN, les candidats de gauche n'ont il est vrai guère d'autre choix que l'entente cordiale.
Fred Guilledoux (La Provence, le 15 mai 2012)
le 15 mai 2012

Salle Gagarine
Port-de-Bouc