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Le Front de Gauche veut surfer sur la dynamique Mélenchon

 
 

Alors que le candidat du Front de Gauche est donné autour de 15% au premier tour, la question de la capitalisation de la percée inédite est à l'ordre du jour.

Jean-Luc Mélenchon, crédité de 13 à 15% d'intentions de vote poursuit son objectif de capitaliser la dynamique pour redistribuer les cartes à Gauche.

Il se refuse néanmoins personnellement d'entrer dans un gouvernement socialiste en cas d'alternance en ce sens, une position apparemment partagée par son allié du PCF même si cette question fera sans doute l'objet de décisions futures au sein de ce parti.

Le programme de François Hollande « est tellement éloigné du nôtre qu'on ne voit pas comment gouverner ensemble » s'il gagne, juge Eric Coquerel, conseiller du candidat Front de Gauche, et dirigeant du Parti de Gauche (PG) initié par Jean-Luc Mélenchon.

D'autant que le candidat PS répète, malgré des voix dissonantes aux PS, qu'il ne modifiera pas son projet.

Représenter l'alternative

Jean-Luc Mélenchon qui appellera à voter pour « le candidat en tête de la Gauche » au second tour, a en effet un objectif clair : depuis son départ fracassant du Parti socialiste en 2008, quelques temps avant le congrès socialiste de Reims, l'ex-sénateur entend qu'une force de Gauche devienne « une alternative » aux choix politiques portés par le PS.

Des cadres du NPA -après un courant entier qui avait quitté la LCR à la constitution du NPA pour créer la Gauche Unitaire, composante du Front de Gauche- l'ont d'ailleurs récemment rejoint dans l'espoir de concrétiser un bloc anticapitaliste à Gauche du PS pour l'après 2012.

Reste que le débat de participer ou non au gouvernement est bien réel.

Mais au PCF -que certains experts politiques présentent comme un parti plutôt de gouvernement- on semble se rallier à la position Mélenchon. « Vu l'orientation de François Hollande, on ne voit pas quel big bang pourrait survenir en deux mois pour créer les conditions d'une participation gouvernementale », souligne Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, parlant même d'une « écrasante majorité » partageant ce point de vue à la direction communiste.

Selon lui, il y a en effet « trois verrous » empêchant un rapprochement à ce niveau : politique européenne, VIe République et redistribution des richesses. Ainsi, prévient Pierre Laurent, numéro un du PCF, si « nous sommes prêts à discuter avec tout le monde dans un esprit de rassemblement », « personne ne peut imaginer que la gauche refuse d'augmenter le Smic en juillet prochain » si elle gagne.

« On n'a pas en vie de se rallier à une politique d'austérité, fût-elle de gauche », ajoute-t-il, soulignant qu'une décision serait prise après les législatives de juin, sans doute selon les rapports de force qui en découleront.

Bref, une sorte de force, composante d'une possible majorité de Gauche à l'Assemblée, qui puisse en toute liberté porter une ambition politique plus ancrée à Gauche. L'idée est d'obtenir un « puissant groupe » à l'Assemblée pour « rythmer la cadence politique de ce pays », selon les mots de Jean-Luc Mélenchon.

« Dans les projections se dégagent des potentialités dans un grand nombre de circonscriptions » assure Olivier Dartigolles.

Le Front de Gauche qui n'entend discuter avec le PS que là où il y a un risque FN, se présentera en tout cas « dans toutes les circonscriptions » car « on n'a rien à vendre » dans des négociations de comptoir souligne Marie-George Buffet, dirigeante du PCF.

La Marseillaise, le 13 avril 2012

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