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Des patients aux petits soins pour la clinique Bonneveine

 
 

Dans l'attente d'un jugement crucial, ils sont venus soutenir l'établissement

D'une voix emportée, Marguerite, un petit bout de femme de 77 ans, interrompt brusquement la conversation qui s'était engagée devant la clinique mutualiste de Bonneveine "Il faut absolument sauver notre clinique !" s'égosille-t-elle, "je suis rentrée ici le jour de Noël, après un gros problème de santé. J'ai failli crever, mais on s'est tellement bien occupé de moi…" Et la bouillante retraitée, dont le mari est également traité à Bonneveine, de fondre en larmes : "ici, on m'a sauvé la vie ! Si demain l'établissement fermait, ce serait un gros malheur poor les gens dans le besoin comme nous".

Une angoisse partagée par une foule d'habitants du coin, de syndicalistes et d'usagers venus soutenir, hier matin, cet établissement sous le coup d'une mise en redressement judiciaire, à l'instar de l'ensemble des centres mutualistes du département. 11 lieux d'accueil médicaux qui soignent près de 200.000 patients et emploient 1.200 personnes. Las, la survie de ce réseau est en partie liée, désormais, à une audience qui se tiendra devant le Tribunal de Grande Instance, le 10 avril prochain… "Nous sommes porteurs d'un projet alternatif qui consiste à créer un groupement d'intérêt public en partenariat avec la, Région, le Conseil Général et d'autres partenaires…", indique la CGT, qui estime que "la fermeture des Centres mutualistes serait une catastrophe sanitaire. En effet, ce sont les seuls endroits à ne pas facturer des dépassements d'honoraire. Sans nous, beaucoup de marseillais choisiraient de ne plus se soigner". Une position soutenue par Marie-Françoise Palloix, élue PCF et Présidente du Comité de soutien : "Ce serait la fin d'une santé de qualité pour tous. Et cela signifierait que le sud de la ville ne disposerait plus d'aucun service d'urgence." Infirmière dans cette clinique, Nadia serre les poings. "Chez nous", assure-t-elle, "les patients trouvent une humanité qui n'existe pas ailleurs. C'est une petite structure, tout le monde se connaît. On est proche des gens. On peut prendre notre temps. Dans d'autres hôpitaux, c'est de l'abattage." A  ses côtés, Gérard, 56 ans, qui réside à 100 mètres de là, refuse d'envisager le pire : "Je viens me faire soigner ici depuis que je suis gamin", souffle-t-il, "je ne peux pas croire que ça s'arrête".

La Provence, le 1er avril 2012

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