Je me suis rendu ce matin au rassemblement de soutien à Francis Batista et Paul Michel, délégués CGT de NextiraOne qui sont sous la menace d'un licenciement pour avoir joué leur rôle de responsables syndicaux. Les allégations de la direction relèvent d'un coup monté grossier visant à les faire passer pour des individus violents. Ceux qui les connaissent savent bien que cela est à mille lieues de leur personnalité.
La vérité, c'est que la direction de cette entreprise, mise en place par les marchés financiers, veut en finir avec la résistance qu'opposent les salariés à sa volonté d'abaisser le niveau de vie des salariés, de dégrader leurs conditions de travail, de réaliser des opérations financières destructrices pour le développement de l'entreprise.
Le gouvernement, en passant outre l'avis de l'inspection du travail, après une tergiversation douteuse qui laisse à penser que la direction de l'entreprise est intervenue entre-temps, a pris une décision injuste et inacceptable. Cette décision porte atteinte à la dignité de ces deux salariés et vise à délier les mains du patronat, comme de bien triste habitude de la part de ce gouvernement. Le ministre du travail obéit une fois de plus aux ordres des grands patrons. Nous condamnons cette décision et exigeons sa remise en cause. Les salariés ont montré ce matin leur attachement à leurs collègues qu'ils ont élus en pleine confiance pour les représenter. La direction de NextiraOne doit renoncer aux licenciements.
Communiqué de presse de Pierre Dharréville, Secrétaire départemental du PCF 13, Membre du conseil national du PCF
Marseille, le 20 janvier 2012
le 20 janvier 2012
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Xavier et Laurence aux ordres de Nextiraone?!!
I Have a Dream
(J’ai fait un rêve … Pour les retors à l’anglais)
Par ces mots, Martin Luther King, entame un hymne anti racial
Monsieur Xavier Bertrand, notre auguste ministre du travail
Lui, viens de prononcer, le 13 janvier, une nouvelle mesure anti sociale
Il décide, en souverain, le licenciement rapide de deux employés
Qui, ont pour tord d’être Cégétiste et trop proche des salariés.
En juillet 2011, l’entreprise Nextiraone décide de demander
A l’Inspection du Travail s’il ne serait pas possible de licencier
Deux salariés, Messieurs P. Michel et F.Battista pour faute lourde ou grave
L’inspecteur du Travail, après deux mois d’enquête décide qu’il n’y a pas outrage
Ces deux salariés honnêtes et intègres doivent donc rester à leurs postes
Fi, se dit la direction de Nextiraone, passons par le ministre, c’est un pote
Après quatre mois de nouvelle enquête, la Direction du Travail rend sa décision
Et écrit à l’employeur le 7 janvier pour signifier « rejet » suite à l’instruction
Re-Fi, Nextiraone appelle à la rescousse Laurence et Bertrand
Afin d’enfin obtenir une décision conforme à son attente
Xavier accepte, après sept petits jours d’enquête seulement
Et donne l’autorisation à Nextiraon de licencier cette infâme gente
Que vous soyez au Medef ou Ministre du Travail, Laurence ou Bertrand
Ou simple salariés du privé, Cégétiste de surcroit, l’effet en est le suivant
La raison et le droit doivent rester au plus fort, en cela point de mystère
Quoi qu’en disent l’Inspecteur du Travail ou le Directeur du Ministère
Quant il faut virer pour complaire aux amis et en leur jugement donner foi
Deux salariés, seuls contre le despotisme, ne peuvent décidemment faire le poids
Par LOUIS JEAN PAUL, le 24 janvier 2012 à 17:43.