Fédération des Bouches-du-Rhône

Fédération des Bouches-du-Rhône
Accueil > Vos élu(e)s locaux
 

Dans l'agenda



Agenda de la fédération



Agenda des sections



Flux rss

 

La Ciotat : Pour la réintégration de Monsieur Masuzzo en Mairie

 
 

« La Ciotat pour tous » lance un appel à la création d’un comité de soutien pour l’ancien agent intérimaire viré par la Mairie sans ménagement. La désormais « affaire Masuzzo », du nom de l’agent intérimaire dont le contrat n’a pas été renouvelé par la ville en octobre dernier, après 7 ans de service, ne va pas en rester là. Les syndicats FO et FSU des agents municipaux, avaient lors d’une réunion syndicale lancé ce pavé dans la mare. Cet agent intérimaire et l’un de ses collègues avaient été désignés pour « nettoyer » le square Verdun, « le nettoyage était auparavant effectué par la société Bronzo, mais après le changement de délégataire, c’était au service du cadre de vie de s’en charger » précise t-il. Une fois, mais pas deux. « Nous étions dix dans le service, et une pareille tâche n’avait pas à incomber aux deux mêmes agents tout le temps. J’ai refusé de le faire la deuxième fois » indique-t-il. Après deux entrevues et une lettre officielle pendant l’été, « l’affaire devait en rester là pour tout le monde… » précise-t-il, toujours aussi abasourdi par la tournure des évènements. « Mon nom était sur la liste des intérimaires devant être stagiairisés, et quinze jours avant, on me dit que mon contrat ne sera pas renouvelé ! » les syndicats prennent sa défense, écrivent, interpellent. Sans résultat. Une pétition est signée par plus de 120 agents de la Mairie. Karim Ghendouf : « Cette affaire n’est pas que syndicale » Au dernier Conseil municipal, Jean-Pierre Repiquet (PS) et Karim Ghendouf ( « La Ciotat pour tous ») interpellent Patrick Boré sur cette « affaire ». Pour le Maire, la raison de ce non renouvellement est simple : « il y a ce cas et un autre, nous ne l’avons pas renouvelé conformément à l’avis donné par ses responsables hiérarchiques » indique-t-il, en prenant à témoin Evelyne Flick, son adjointe déléguée au personnel. Et au Maire d’ajouter : « J’ai moi-même fait des démarches auprès d’une société pour qu’elle l’embauche » ; « Nous lui avions proposé un poste, à la Communauté Urbaine, mais il avait refusé ! » complète à son tour l’adjointe. Qu’en est-il vraiment ? « Le poste à la Communauté Urbaine, c’était il y a trois ans ! Et à ce moment là, je n’avais pas envie de quitter la Mairie où je,me sentais bien » explique cet électricien de formation. Ensuite, pour ce qui est de la fameuse démarche, certes « j’ai reçu un jour un coup de fil de la direction d’Urbaser -la société en charge de la collecte des ordures ménagères et du nettoyage de la commune- la direction m’a indiqué avoir reçu mon CV… mais il n’y avait aucun poste à me proposer m’a t-elle dit ! » Patrick Masuzzo s’apprête à entamer, avec l’aide des syndicats, une procédure devant le tribunal administratif pour dénoncer cette « injustice » et demander « sa réintégration ». « Il n’est pas question que de ma situation personnelle nous précise-t-il, mais de tous les intérimaires, traités comme des gueux, devant dire "oui" à tout, sans broncher ! ». Ensuite, que ce non-renouvellement soit motivé par « l’avis » de ses chefs de service le ferait sourire si la situation n’était pas aussi grave : « mes deux responsables étaient à l’époque des faits en maladie… Et ils avaient eux-mêmes proposé ma stagiairisation. Leur faire porter le chapeau, c’est trop facile ! Ce qui est arrivé est simple, c’est un caprice d’élu, en l’occurrence de Noël Collura, lorsqu’il est rentré de vacances et a vu la lettre qui m’était adressé, il a décidé de me virer… Voilà tout. » « C’est une décision totalement arbitraire, un fait du prince » dénoncent avec virulence les élus de l’opposition, « la sanction, s’il devait y avoir sanction, est totalement disproportionnée d’avec les faits » précise Karim Ghendouf. Et d’annoncer « la création d’un comité de soutien à Patrick Masuzzo ». Nous demandons deux choses, uniquement : « la réintégration de Monsieur Masuzzo et sa stagiairisation ». Sur le fond, cette situation témoigne de ce que dénonçait déjà le dernier rapport de la cour régionale des comptes en 2010, soit toujours et encore, « l’absence d’une gestion rationnelle et équitable du personnel municipal » ; la sempiternelle application du « deux poids, deux mesures », « une irresponsabilité » sinon une « incompétence dans la gestion du personnel avérée » énumèrent tour à tour les élus. Une charge sévère et motivée. « Car cette affaire n’est pas que syndicale » souligne Karim Ghendouf. Et elle a définitivement pris un tour très politique. La Marseillaise, le 3 décembre 2011

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.