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Politique internationale : Note de Josiane Durrieu

Sur la situation internationale aujourd’hui.

Un fait majeur domine aujourd’hui : les peuples ne supportent plus les politiques qu’on leur impose. Les soulèvements du monde arabe, les révoltes qui grondent dans quelques pays d’Afrique, le développement de luttes et de mouvements citoyens et indignés en Europe, la recherche de vrais changements en Amérique latine, les manifs au Chili… Tout cela témoigne d’une montée diversifiée mais très forte d’exigences sociales et politiques, d’une aspiration à des changements politiques véritables. Mesurons le sens de ces mouvements qui changent la donne par pays et sur le plan international. Voyons aussi leurs limites. Dans le monde arabe, Washington et ses alliés choisissent de s’adapter et de faire front. En Tunisie et en Egypte les forces de la réaction en convergence, parfois, avec les Frères musulmans, ne veulent pas lâcher prise, au contraire. Mais la pression populaire reste importante. C’est un basculement de l’histoire politique du monde arabe. Les femmes y tiennent une place particulière mais comme en Égypte on voudrait les écarter du pouvoir. Dans ces confrontations , marquées par des contextes économiques et sociaux difficiles, par le chômage et la pauvreté, par des risques de divisions, les peuples jouent un rôle essentiel en réussissant des mobilisations considérables et des formes de politisation nouvelles. Ils disent que le changement est possible. L’exigence de dignité, l’irrépressible besoin de démocratie, de justice sociale et de souveraineté, la volonté d’unité cherchent à s’imposer, souvent contre une répression féroce, comme en Syrie , au Yémen ou à Bareim. En Amérique latine la gauche et les progressistes - qui ont permis de vraies avancées - cherchent maintenant de nouvelles avancées sociales, et des projets de développement dans des contextes où les oligarchies et les Etats Unis pèsent toujours. Ce monde arabe en révolution, cette montée de luttes dans plusieurs régions du monde donnent une grande responsabilité aux communistes et aux progressistes en France mais aussi en Europe. Les politiques européennes, celles des principales puissances occidentales et des institutions financières constituent une cause essentielle de la crise qui frappe le monde arabe et l’ensemble des pays ayant conclu des accords avec l’UE. Les 5 pays d’Afrique de l’Est touchés par la famine sont d’ailleurs tous membres d’un partenariat avec l’Union européenne (UE/ACP), fondé en 1975 sur l’ambition de la coopération pour le développement. On voit ce qu’il en est 36 ans après ! Les accords d’association avec les Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée, le partenariat avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), avec les Pays d’Amérique latine… tous ces projets de coopération, que les pays de l’Union ont établis en zones de libre échange, ont directement contribué aux politiques antisociales mises en œuvre dans le monde arabe, en Afrique subsaharienne, en Amérique du Sud : pressions sur les budgets sociaux et sur les salaires au nom de la compétitivité, privatisations et libéralisations, alignement ou surenchères sur les règles de l’OMC… ces politiques ont accompagné les directives néolibérales d’ajustement structurel et les conditions du FMI, l’étranglement financier par la dette en particulier dans les décennies 80/90. Elles ont créé les impasses politiques et sociales d’aujourd’hui sans répondre aux besoins du développement. Elles se heurtent à une double limite : elles sont de plus en plus rejetées par les peuples. Elles produisent aussi un tel niveau de contradictions et de problèmes qu’elles en deviennent de plus en plus ingérables. L’Union européenne - comme la France - fut prise de court par les révolutions arabes. La responsabilité de l’UE dans les crises et les impasses du monde arabe est considérable. Vous le savez, les guerres restent les réponses capitalistes privilégiées face à la crise et aux enjeux politiques majeurs comme l’accès à l’énergie et aux ressources, pétrole, gaz, eau… L’Irak la guerre dure depuis le 20 mars 2003, même si Saddam Hussein a été capturé et exécuté, même avec un nouveau gouvernement.102 à 112 000 civils irakiens sont morts. Le cout de cette guerre pour le Pentagone 600 milliards de dollars, presque dix fois plus d’après le prix Nobel Joseph Stiglilz . L’Irak est aujourd’hui déstructuré, politiquement divisé, c’est le chaos, un bourbier pour les américains, un retour en arrière sans précédent pour la population. En Afghanistan 10 ans de guerre de l’OTAN qui n’a fait que radicaliser une rébellion islamo-nationaliste diversifiée. Cette guerre n’a apporté ni la sécurité, ni la moindre reconstruction crédible dans ce pays dévasté. L’accès aux soins de santé et à l’éducation reste gravement problématique. Les droits des femmes et des filles sont toujours bafoués dans les régions sous contrôle étroit des Talibans. L’État est déliquescent et corrompu. Les Talibans contrôlent la majorité du pays. Pour l’OTAN c’est un « bourbier ». Le Parti communiste français demande le retrait des troupes françaises et de l’OTAN. Le retour à la sécurité et à la paix en Afghanistan dépend de l’effort national et international qui doit être entrepris pour répondre aux vrais besoins qui sont ceux du développement, de la reconstruction d’une économie nationale, d’un État de droit, d’une administration, de services sociaux et éducatifs. L’ONU doit jouer un rôle beaucoup plus important pour y contribuer. En Libye La chute du régime de Kadhafi, est un véritable bienfait pour le peuple libyen, mais à partir d’une mission de l’ONU de protéger les civils, vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité ,on a vite vu l’objectif réel des opérations militaires, abattre le régime de Kadhafi et avoir une main mise sur l’économie libyenne dont le pétrole. La rébellion est très divisée : dont des islamistes, mais globalement pro-occidentale. Barak Obama a laissé la France et la Grande-Bretagne prendre une part substantielle dans cette nouvelle confrontation. Alors que la guerre en Libye est loin d’être finie les rapaces capitalistes veulent se partager déjà le gâteau, et en premier lieu la France. Sous le motif officiel d’une aide au peuple libyen se cache le vrai visage de la conférence de Paris, mettre la main sur les richesses, gisements de gaz et de pétrole et les marchés juteux de reconstruction. La Libye possède en effet les plus importantes réserves de pétrole d’Afrique(41,5 milliards de barils).La France aurait signé un accord avec le CNT (Conseil National de Transition) s’attribuant 35% du pétrole brut libyen, voilà les véritables motifs de l’entreprise guerrière de Sarkozy et de son gouvernement, piller les ressources naturelles et tenter de stopper toute velléités démocratiques et progressistes de ces peuples à fin de les soumettre à la dure loi du marché et des intérêts financiers. Les Libyens sont en train de se faire voler leur révolution, que restera-t-il des aspirations du peuple à une vie meilleure, à la liberté, la démocratie, les règlements de comptes, les violences et les pillages témoignent d’une insécurité et d’une déstabilisation grandissante à l’Irakienne. Nicolas Sarkozy et le Secrétaire général de l’OTAN ont annoncé la poursuite des bombardements. Le PCF demande l’arrêt de ces opérations militaires et le retrait par N. Sarkozy des forces étrangères. En Égypte Nous condamnons avec force la répression sauvage et meurtrière commise par les forces armées égyptiennes contre une population civile copte désarmée et qui manifestait pacifiquement depuis plusieurs jours. De multiples tentatives de manipulations visent manifestement à créer le chaos et le retour de la peur avant les premières élections depuis la chute du régime d’Hosni Moubarak. Cette situation suscite une très vive inquiétude car ce sont les avancées gagnées par les soulèvements populaires du printemps arabe qui sont visées. En Syrie Le peuple syrien, qui a soif de liberté, affronte depuis plus de 8 mois une répression sanglante de la part du régime en place. Les morts, les blessés, les victimes de tortures, les disparitions, les arrestations se comptent par milliers et le bilan s’alourdit chaque jour. Les pays qui s’opposent à ce que le Conseil de Sécurité des Nations Unies saisisse la Cour Pénale Internationale pour enquêter sur les exactions perpétrées en Syrie se rendent de fait complices des graves crimes commis. Le G20, en tant qu’espace de dialogue international privilégié, ne saurait rester silencieux lorsque la communauté internationale est confrontée, comme en Syrie, à une situation de violation massive des droits de l’homme à laquelle elle doit réagir de toute urgence. Les membres du G20 doivent condamner publiquement les crimes contre l’humanité perpétrés en Syrie et assurer leur soutien au peuple syrien réprimé. Le prochain G20 en a le pouvoir et la responsabilité. Nous avons un consulat de Syrie à Marseille, une initiative pourrait s’organiser. En Palestine L’accord d’échange de prisonniers : 1027 prisonniers sur les 11000 en échange du soldat israélien Gilad Shali, quand à Marwan Bargouti le leader du peuple palestinien, ancien député il ne sera surement pas sur la liste. Cet échange ne peut pas être dissocié du Printemps arabe, ni de l’initiative palestinienne à l’ONU. Malgré une puissance inégalée les Etats-Unis ne maîtrisent plus les relations internationales à leur guise. Les guerres en Irak et Afghanistan se traduisent finalement par deux revers flagrants, signes d’une reconfiguration des rapports de forces et des relations internationales. Le capitalisme, ses règles et les stratégies de puissance qu’il alimente ont atteint des limites et des impasses. On voit la montée en puissance de la Chine et d’autres pays émergeant qui transforment le monde. Dans ce basculement de l’histoire le capitalisme lui-même est en question. On sait que 1,4 milliard d’habitants survivent sous le seuil de l’extrême pauvreté, soit moins de 1,25 dollar par jour. Les progrès réalisés en Amérique latine : Vénézuéla, Bolivie, Équateur…, montrent qu’il n’y a pas de fatalité. Dans ce monde bouleversé, dans ce contexte de guerre sociale contre les peuples, d’émeutes de la jeunesse, de crise exacerbée, de reconfiguration des rapports de force, la montée des résistances et des mouvements populaires ouvre un espoir et appelle plus que jamais à la construction politique d’alternatives, de coopérations et de solidarités. Sur la politique internationale de la France Nicolas Sarkozy avait annoncé une « rupture » en politique étrangère. Il a en effet donné le coup de grâce à ce qui restait de la capacité de la France à jouer un rôle original dans le monde : réintégration complète de la France dans l’organisation militaire de l’OTAN ; intégration dans les zones de guerre américaine , renforcement militaire en Afghanistan ; à l’initiative de la guerre en Libye et, très récemment, menace directe d’une intervention militaire contre l’Iran et la Syrie. Cette démarche atlantiste s’est accompagnée d’un soutien sans précédent à Israël. Avec Nicolas Sarkozy c’est une fuite en avant guerrière. Parallèlement, la politique néo-coloniale continue sur le continent africain. La prétention de faire la leçon démocratique aux Africains n’a pas survécu au lamentable et arrogant discours de Dakar, mais le soutien aux régimes autoritaires et corrompus, la bénédiction accordée aux élections manipulées au Togo, au Gabon, en Guinée équatoriale, en Mauritanie, au Tchad, au Burkina…etc… tout cela a bel et bien continué dans le respect des traditions… et des intérêts bien compris des multinationales et du patronat français. Tout ceci a réellement dégradé l’’image de la France en Afrique. La Françafrique avec ses aventures militaires et avec - là aussi - ses mensonges d’État n’est pas morte.Ce rôle néo-colonial ne peut cependant faire illusion. La France s’affaiblit. Après avoir reçu Kadhafi fin 2007 et Asad en 2008 à Paris, les autorités françaises se sont discréditées par leur soutien jusqu’au bout aux dictatures de Ben Ali et de Moubarak. Mais c’est aussi le refus de véritables initiatives au Proche-Orient, qui déconsidère la France, le refus de soutenir l’adhésion de la Palestine à l’ONU. Les guerres françaises ont d’ailleurs un coût exorbitant : 1,2 millions d’euros par jour pour la Libye, idem pour l’Afghanistan. C’est une impasse politique et budgétaire. Celle-ci, pourtant, ne conduit à une mise en question ni du choix de la guerre et des interventions militaires, ni des dépenses de défense et de la nouvelle forme de course aux armements dont le coût est élevé notamment parce qu’elle porte beaucoup sur la modernisation et la sophistication des armes et les hautes technologies. Sur la politique internationale de notre parti Nous sommes aujourd’hui devant une triple responsabilité : mesurer ce qui a changé dans le monde ; reconstruire une culture de l’international ; agir pour un grand rôle positif international de la France, avec ses partenaires européens. Ce qui a changé, est énorme. Les antagonismes Est/Ouest et Nord/Sud du monde d’hier ont été balayés par l’histoire. La nature des guerres, de la conflictualité internationale, de la course aux armements, des risques en a été bouleversée. On ne peut plus penser la paix et la sécurité comme on l’a fait au 20ème siècle. Les acteurs ne sont plus seulement des États. Les conflits interétatiques classiques ont laissé la place à une grande diversité de violences : guerre civiles et confrontations internes, Etats en déliquescence, terrorisme, criminalité organisée, piraterie, prolifération des armes de destruction massive et des armes légères…il faut inclure le réchauffement climatique qui n’est pas sans conséquences sécuritaires, et les catastrophes dites naturelles… Par contre les causes en sont toujours le capitalisme. Le problème posé est : comment construire la paix et le progrès social pour tous les peuples. C’est d’abord la nécessité absolue du désarmement dans toutes ses dimensions, du règlement politique des conflits, de la démilitarisation des relations internationales. Les politiques de force ne font qu’accentuer les crises et les déstabilisations dans des sociétés déjà brisées. C’est aussi l’exigence du développement dans toutes ses dimensions et la réponse aux besoins sociaux. Le mode de développement, le respect des droits humains, les conditions de la sécurité et de la paix sont intimement liés. L’approche doit être globale. C’est aux limites, aux impasses, à la crise structurelle de portée civilisationnelle du capitalisme que nous avons à faire. Cela confirme - si besoin était - que les enjeux de l’international ne sont pas « extérieurs ». Ils s’inscrivent dans la question du changement politique, de la transformation sociale dans toutes ses dimensions. Nous vivons dans un monde globalisé. Les problèmes du monde sont les problèmes de tout le monde. Ce nouvel état du monde, c’est un capitalisme mondialisé producteur de désastres sociaux, de rivalités et de confrontations multiples, d’Etats en déliquescence ou en faillite. C’est une globalité chaotique et violente mais c’est aussi, et de plus en plus fortement, un monde de luttes, de grandes mobilisations et de formidables aspirations populaires à la dignité, à la démocratie, à la justice, à la souveraineté, y compris en Europe. Il nous faut être à la hauteur et dans le rythme de cette accélération de l’histoire. Reconstruire une culture de l’international  ? Les bouleversements du monde, la chute du mur, l’écroulement des régimes d’Europe de l’Est, les mutations du capitalisme dès les années 90 ont provoqué une rupture de portée historique. Les repères politiques, les grilles d’analyse qui furent ceux de nombreux partis dont le nôtre ont volé en éclat. Aujourd’hui, toutes les problématiques économiques, sociales, sécuritaires, internationales sont liées entre elles dans une crise profonde qui crée la réalité d’une urgence, exprimé dans la formule : « ça ne peut plus durer ainsi ! ». Les changements en Amérique latine, les soulèvements du monde arabe du Sahara occidental à l’Irak, les mouvements des indignés en Europe et jusqu’en Israël et en Palestine traduisent l’exigence montante de réponses sociales et de changements réels, le besoin d’éthique en politique, la volonté d’intervenir, de décider par soi-même, d’avoir prise sur le cours des choses. Nous sommes dans un contexte qui permet et qui appelle, une mise en accusation des politiques de domination, du capitalisme et des modes de gestion qui vont avec. On voit bien, par exemple, à quel point l’impasse des guerres et de la militarisation des relations internationales est encore aggravée par le coût financier exorbitant d’une telle politique, pour ne pas parler du coût humain. Changer de politique, répondre aux attentes sociales, surmonter la crise, c’est indissociablement changer de politique internationale. Contre les effets d’une crise qui produit de l’instabilité et de l’incertitude, il nous faut redonner des sources d’espoir, montrer le sens des évolutions en cours ainsi que le contenu des alternatives possibles et nécessaires. On voit en Europe, l’épuisement des compromis du social-libéralisme. Dans ce contexte international globalisé et interdépendant tous les peuples font face aux mêmes grands défis de la sécurité internationale et de la paix, du développement et de l’écologie, des droits, de l’égalité des genres et de la démocratie. On ne peut plus penser le changement strictement dans un seul pays. Les dynamiques politiques du changement et des révolutions nécessaires doivent aussi être internationales mais aussi européennes. Cela implique des formes nouvelles, très concrètes, d’internationalisme dépassant les formalismes anciens et qui permettent des convergences, des actions communes, des espaces de travail communs, sur des contenus précis permettant de mieux affronter collectivement les enjeux de la mondialisation capitaliste et des stratégies de puissances. Nous avons tenu nationalement plusieurs initiatives dans cet esprit. Nous serons présents à la manifestation contre le G20 à Nice le 1er novembre prochain. Ce nouveau contexte peut et doit favoriser l’implication des communistes, des directions dans notre parti, des élus avec l’ANECR. Le programme populaire et partagé du Front de Gauche donne l’esprit et les options d’une autre politique internationale de la France et d’une refondation de la construction européenne. La campagne permettra de le développer. Ce programme pointe aussi quelques urgences décisives : retrait des troupes françaises d’Afghanistan, retrait de la France de l’OTAN et reconnaissance de l’État de Palestine par la France et par l’UE. Une autre politique internationale de la France c’est aussi une autre conception des institutions de la République et de la politique. Ces échéances de 2012 doivent montrer un Parti communiste et un Front de gauche capables d’affronter l’avenir et d’en assumer les défis, porteurs d’une vision de la société, de l’Europe et du monde et porteurs de conceptions nouvelles : 1 - Une exigence démocratique fondée sur des valeurs universelles, pour les libertés, les droits humains, le multilatéralisme, la solidarité, le respect des droits des migrants ; 2 - une nouvelle architecture internationale de sécurité avec la dissolution de l’OTAN, un désarmement général et contrôlé, le règlement politique des conflits, le retrait des forces françaises d’Afrique ; 3 - une sécurité humaine, dans un nouveau mode de développement, par la réponse aux besoins sociaux, par le co-développement et la coopération d’intérêt réciproque, par la baisse des dépenses militaires et la démilitarisation des relations internationales. Notre vision est celle d’ un nouvel ordre international… Nous sommes en train d’organiser un stage de formation sur ces questions qui se déroulera le samedi 3 décembre 2011 à Marseille à la Maison de Communistes et la participation à la manif contre le G20 le 1er novembre à Nice. Josiane Durrieu Responsable des relations internationales PCF 13

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