Fédération des Bouches-du-Rhône

Fédération des Bouches-du-Rhône
Accueil
 

L'agenda des Sections



Flux rss

Bienvenue à la Fédération des Bouches-du-Rhône du Parti Communiste Français

280, rue de Lyon
13015 - Marseille
T. 04.95.05.10.10
F. 04.91.58.57.24
- contact@pcf13.fr
- Facebook
- Twitter
- Instagram
- YouTube

LA SOUSCRIPTION

La presse

PARTI PRIS

& SERVEZ-VOUS EN TRACTS

LE FIL ROUGE NATIONAL

 

Rassemblement de soutien aux Fralib : Intervention de Pierre Dharréville, Secrétaire du PCF 13

 
 

Bonjour à toutes et à tous,

Le message que nous voulons porter ensemble ce soir est très simple. D’abord, il s’agit de dire aux fralibiens, comme ils se nomment eux-mêmes : nous sommes avec vous, votre lutte est la nôtre. Et il s’agit de dire aux décideurs non-élus qui veulent la mort de Fralib : le savoir-faire est à nous, les machines sont à nous, l’usine est à nous, la marque, l’éléphant est à nous ». Et on aurait presque envie de leur dire aussi que leurs bénéfices sont à nous. Ils doivent entendre la voix de la raison et permettre la poursuite de la production de thé à Marseille. Et nous voulons participer à construire une grande mobilisation populaire ! Je voudrais ajouter que cette situation inacceptable doit être rendue illégale. Car il y en a assez de la dictature des marchés financiers, il y en a assez de cette crise, il y en a assez de ce système capitaliste qui spécule sur les emplois, qui spécule sur les matières premières, qui spécule sur la dette des états, c’est-à-dire sur les écoles, les hôpitaux de nos pays. Nous voyons bien qu’au-delà des solutions immédiates, il faut remettre en cause fondamentalement les logiques qui construisent la société. C’est cela que la gauche, une gauche encore à construire, devra faire si le peuple décide de l’élire en 2012. Les salariés ne se contenteront pas de nous voir défiler sur les piquets de grève. Et il faut que le débat sur les perspectives se déroule et progresse. Il y a des solutions pour reprendre le pouvoir aux actionnaires. Déjà, nous pourrions par la loi instituer un vrai droit de préemption des salariés sur leur entreprise. Nous pourrions instituer un pôle public bancaire puissant, capable d’imposer une autre utilisation de l’argent. Dans ce pays, il y a une politique délibérée de désindustrialisation, que le gouvernement accompagne, et il faudrait être content quand il verse une larme de crocodile. Il faut une vraie ambition industrielle durable. Et je veux profiter de cette manifestation pour lancer à nouveau cet appel et proposer à tous ceux qui le souhaitent de souscrire à cette idée et de participer à la construction concrète d’un projet de développement écologique et social pour demain, qui s’appuie sur l’atout considérable qu’est le Port de Marseille-Fos. Je reviens de Berre où LyondellBasell essaye lui aussi la méthode Fralib. Nous sommes aussi ici pour eux et avec eux ce soir. J’appelle l’Etat à prendre sérieusement ses responsabilités et je l’appelle également à réfléchir aux moyens d’assurer un minimum de maîtrise publique de l’énergie dans notre pays. Je l’appelle enfin à cesser de se soumettre à l’humiliation que lui imposent les marchés financiers. Aucun actionnaire n’est légitime pour avoir droit de vie ou de mort sur des usines entières, utiles à répondre aux besoins. Comme les salariés de LyondellBasell, les licenciés de Fralib le montrent avec leurs projets alternatifs qui viennent contester au système jusqu’à son efficacité, c’est du côté des salariés que se trouvent les solutions ! C’est l’humain qui doit être au cœur des choix et non la finance. C’est à quoi dans cette période où elle est tant décriée que nous voulons rendre la politique utile, c’est à quoi la gauche devra s’employer. Le 30 septembre 2011

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.