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Groupe Front de Gauche à la région PACA : Conférence de presse de rentrée

 
 
 
 

Non à la mise en concurrence des TER

Comme toutes les régions, Provence Alpes Côte d’Azur investit massivement dans le développement du ferroviaire. Les assises nationales du rail voulu par l’État provoquent l’ouverture d’un débat national à quelques mois d’échéances électorales décisives pour notre pays. Le but avoué de la droite au pouvoir : privatiser les dessertes TER. La SNCF, qui ne reçoit plus les moyens financiers nécessaires à son développement et qui supprime des milliers d’emplois depuis huit ans, n’est plus en capacité de répondre aux besoins importants de déplacements collectifs en PACA. RFF qui supporte une dette colossale, 28 milliards d’euros, héritée de l’Etat, n’assure pas sa mission de rénovation et régénération des voies ferrées et le développement de nouvelles infrastructures. Le lamentable exemple de la ligne Nice – Tende démontre l’incapacité à réaliser, à gérer. Evidemment ce constat permet aux tenants de la libéralisation du rail de proposer des solutions portées par le lobby des grands groupes qui ont déjà mis à mal le ferroviaire anglais, italien et maintenant allemand. Il n’y a rien à attendre de ce côté-là. Il suffit de voir la gestion désastreuse et onéreuse des Chemins de Fer de la Provence (CP) par CFSF, filiale de Veolia. Sarkozy et son gouvernement invoquent les exigences européennes mais le règlement européen CE N°1370/2007 dit « OSP » prévoit simplement de rendre possible pour les autorités organisatrices d’ici 2019 un choix de leurs opérateurs par appel d’offre ! Pas d’urgence sauf pour un pouvoir en fin de vie qui doit faire encore quelques cadeaux à ses amisles plus chers. N’est-il pas singulier d’invoquer l’Europe dans cette période où elle dérive dangereusement ? Après quatorze ans de développement soutenu, le ferroviaire en PACA doit ouvrir une nouvelle page et cela ne se fera que dans le cadre du service public avec :

  • La mise à niveau rapide de l’infrastructure ferroviaire comprenant la réouverture de dessertes comme Carnoules – Gardanne – Trets, Digne – St Auban, Avignon – Carpentras.
  • Le retour à un effectif de cheminots qui permette d’assurer la totalité des missions de la SNCF.
  • Un versement transport pour les régions afin d’assurer le financement et le développement.
  • Une taxe sur les sociétés d’autoroutes pour le financement et le fonctionnement.
  • La généralisation de la gratuité de tous les transports collectifs, seule mesure sociale et écologique moderne.
  • Une LGV Côte d’Azur réalisable à un coût abordable.
Et si les banques étaient utiles ? Élus du Conseil régional Provence Alpes Côte d’Azur, nous élaborons actuellement le budget 2012 de notre collectivité. La réforme fiscale voulue par Nicolas Sarkozy et l’UMP a supprimé toutes les marges de manœuvres fiscales aux régions, seule reste possible l’augmentation des cartes grises et la modulation d’une partie de la TIC (Taxe Intérieure sur les Carburants : ex-TIPP). Avec Sarkozy, le non-respect par l’Etat de ses engagements s’est accéléré, les multiples transferts de charges effectués vers les régions ne sont pas compensés financièrement. Lors de l’assemblée plénière budgétaire du mois de février, notre groupe avait d’ailleurs dénoncé la non compensation intégrale des transferts l’Etat pour un montant 70 millions d’euros. Pourtant le Conseil régional est le premier investisseur dans la région PACA, de fait il crée des milliers d’emplois et permet d’en préserver des milliers d’autres : la construction de lycées, les grands travaux ferroviaires, hydrauliques, la réalisation d’équipements culturels, sportifs ou associatifs. C’est plus de 500 millions par an d’investissement qui sont ainsi engagés pour mieux vivre dans notre région et pour lutter contre les inégalités. De fait, les banques ont un rôle important à jouer dans ce dispositif, afin que la Région assume ses responsabilités sur les lycées, la formation, les TER… Mais depuis cette année, elles rechignent à prêter à la Région comme aux autres collectivités pour la simple et bonne raison que les taux de rentabilité de tels emprunts ne seraient pas assez importants… Les banques, trop engagées dans la spéculation, le profit rapide, les marchés financiers, ne participent plus au développement collectif. Pourtant la Région est solvable et rembourse sans problème ses emprunts. De ce fait, notre collectivité est contrainte, pour réaliser les équipements publics dont nos concitoyen-ne-s ont besoin, d’avoir recours à des emprunts obligataires c’est-à-dire d’emprunter sur les marchés. C’est donc bien d’un autre système bancaire dont on a besoin. Votre argent qui est placé dans ces établissements devrait servir à investir dans la région. Des prêts à taux zéro, entre autres, devraient permettre de développer les infrastructures de transports, construire des lycées, mettre en place les énergies renouvelables, rénover des logements sociaux. Vous le voyez, c’est tout le contraire de la politique actuelle. Le Front de Gauche porte dans son programme la volonté de gouverner face aux banques et la création d’un pôle bancaire public qui permette d’utiliser l’argent de façon intelligente dans le sens du progrès social et écologique pour une économie maîtrisée. Avec vous nous pouvons agir efficacement pour que les banques redeviennent utiles et pourquoi pas citoyennes ! Entre contrainte et résistance, le budget 2012 se prépare au Conseil Régional PACA Face à une crise du système capitaliste sans précédent, les élus du Conseil Régional PACA préparent actuellement leur budget pour l’année 2012. La crise à l’œuvre dans le monde depuis plus de trois ans, la pression des marchés financiers, des agences de notation, les refus de prêt des banques, l’argument paralysant de la dette, la rigueur scandaleuse de l’Etat, tout cela impacte les marges de manœuvre budgétaires des collectivités territoriales comme celles des ménages. Pour les puissants, les financiers et leurs valets, c’est toujours aux autres de payer la crise, collectivités et familles sont là pour ramasser les pots cassés et pour financer un système à bout de souffle. Pour le Conseil Régional cela se traduit par un gel voire par une diminution des dotations de l’État. Mais il faut tout de même le rappeler, ces dotations ne sont pas un cadeau destiné au bon plaisir des collectivités, elles sont là pour financer des compétences que l’État a abandonné aux collectivités locales, des transferts de charges qui, initialement, devaient être compensés à l’euro près. L’UMP pointe aujourd’hui du doigt les collectivités, et notamment explicitement la nôtre, pour leurs dépenses dispendieuses et leur endettement non maitrisé. Doit-on lui rappeler que les conseils régionaux, non contents d’assumer des charges de l’État, demeurent les premiers investisseurs publics sur le territoire, participant ainsi grandement au développement de l’économie et de l’emploi en région ? Doit-on lui rappeler qu’à la différence de villes gérées par l’UMP, telles que Nice ou Marseille, la capacité de désendettement du Conseil Régional PACA est de 5 ans là où elle s’élève à 14 et 20 ans pour ces deux villes phares de la Sarkozie ? Les conseils régionaux n’ont pas de leçon à recevoir quand il s’agit de gérer avec efficacité leurs finances tout en concourant activement au développement de leurs territoires. Ils doivent malgré cela faire face aux attaques et à la disparition de leur fiscalité. En 2010, l’autonomie fiscale du Conseil Régional PACA était de plus de 35%, elle est aujourd’hui réduite à moins de 10 %, le reste de nos finances dépendant du bon vouloir de l’État et des banques. Établir un budget de combat, mettant l’intérêt général, la solidarité et la préservation de l’environnement au cœur de nos objectifs, voilà le défi auquel nous devons nous atteler. Le groupe Front de Gauche participe activement à la préparation du budget prévisionnel de notre collectivité, comme chaque année il ira à la rencontre des citoyens de notre région dans l’ensemble des départements, pour mettre en débat ses choix, ses propositions et pour permettre l’élaboration la plus citoyenne et collective possible. Cette élaboration populaire nous y tenons, non parce que la démocratie participative est un effet de mode, mais parce que face aux coups reçus par les habitants de notre région, face aux régressions de toutes sortes auxquelles nous devons tous faire face, il est impératif que le moindre euro dépensé par notre collectivité colle au plus près des besoins des citoyens de PACA. En conséquence, nos propositions pour le budget 2012 s’inscrivent dans une double perspective :
  • Permettre au Conseil Régional de poursuivre ses politiques obligatoires et volontaristes, de maintenir son volume d’investissement et d’appliquer son programme de mandature ;
  • Dégager des marges de manœuvres budgétaires pour faire face aux urgences sociales, environnementales et économiques que nous refusons d’ignorer, à la différence de l’UMP nationale et locale.
Dégager de nouvelles marges de manœuvre : Il s’agit d’un objectif prioritaire tant l’ensemble des collectivités se trouvent aujourd’hui dans une situation économique imposée qui ne leur permet plus de faire face à leurs obligations et à leurs engagements pour l’avenir. Cette situation est bien imposée car elle est la résultante non pas d’une gestion hasardeuse de la part du Conseil Régional PACA mais de la multiplication des contraintes émanant principalement de l’Etat et des banques. L’État qui diminue les dotations après d’importants transferts de compétences et qui fait disparaitre les derniers leviers fiscaux dont disposaient les collectivités. Les banques qui refusent de prêter au Conseil Régional comme aux autres collectivités les sommes nécessaires au financement d’investissements pour demain, malgré des preuves incontestables de solvabilité, contraignant ainsi notre collectivité à devoir recourir aux marchés pour financer ses dépenses. Les banques enfin, à l’instar de Dexia, en quasi faillite en 2008 et qui n’a dû son salut qu’à l’entrée de l’État dans son capital, qui a vendu en toute impunité plus de 25 milliards d’euros d’emprunts toxiques aux collectivités, en plaçant un certain nombre aujourd’hui dans une situation proche de la faillite. En résistance et à titre symbolique, nous proposons, comme de nombreuses autres collectivités, que le budget prévisionnel 2012 prennent en compte la totalité des besoins et des engagements de notre majorité et le rapporte à la totalité des recettes, afin de présenter un budget en déséquilibre symbolisant à l’euro près le désengagement de l’Etat et des banques. En outre, face à la diminution de nos ressources, il conviendra de faire preuve de responsabilité, en permettant à notre collectivité de faire des économies substantielles afin d’accroitre ses recettes. Toutefois, nous contestons la logique qui voudrait que les économies se fassent de façon indifférenciée sur l’ensemble des champs d’action du Conseil Régional ou celle visant à diminuer de façon drastique les budgets alloués à nos politiques volontaristes. Solidarité, sport, culture, santé, ces domaines subissent déjà des désengagements de toute part malgré leur importance en termes de lutte contre les inégalités et de maintien du lien social, nous refusons que la région ajoute de l’austérité à l’austérité et fasse payer aux familles et aux plus précaires le coût de la crise. En conséquence, nous proposons :
  • Recours à un emprunt citoyen et solidaire assorti d’objectifs politiques clairs.
En effet, la mobilisation de l’épargne populaire n’aura de sens que si elle est conditionnée à des mesures définies préalablement et collectivement concourant à l’intérêt général et à l’amélioration des conditions de vies des habitants de notre région.
  • Modulation des subventions accordées par le Conseil Régional aux collectivités locales en fonction de critères sociaux et environnementaux.
Pour faire face à la pénurie de logements sociaux dans notre région et aux attaques contre les services publics, nous proposons de moduler à la baisse nos aides aux collectivités en fonction de deux critères :
  • Le respect des obligations fixées par la loi SRU en termes de logements sociaux ;
  • Le choix de gestion, publique ou privée, des services d’eau et d’assainissement des collectivités, en cohérence avec la volonté politique du Conseil Régional PACA de favoriser le retour en régie publique par le biais notamment de l’expertise apportée par l’Établissement Public Régional de l’Eau, proposition du groupe Front de Gauche mise en place en 2010.
  • Désengagement d’un certain nombre de grands projets qui vont à l’encontre des besoins réels du territoire et des populations, de l’intérêt général, du projet politique porté par la majorité régionale et de nos engagements pour un développement solidaire et écologique de notre région.
Dans cette optique, nous proposons de façon non-exhaustive, l’arrêt des financements attribués pour des projets tels que : l’Opération d’Intérêt National de la Plaine du Var, la réhabilitation du Palais des Festivals de Cannes, les investissements routiers hors départements alpins, le grand stade de Nice… Nous pensons que le contexte économique mais également politique à travers le vote de la réforme des collectivités nous impose de repenser nos relations avec l’État et de redéfinir clairement nos priorités en matière d’investissement. Faire face à l’urgence sociale et environnementale : Conscient des contraintes budgétaires auxquelles le Conseil Régional doit faire face, le groupe Front de Gauche demeure également plus que jamais attentif aux urgences sociales et environnementales auxquelles sont confrontés les habitants de notre région. La rigueur imposée par le gouvernement touche en priorité les ménages les plus modestes, les familles, les précaires, dans ce contexte, et face aux multiples désengagements des acteurs publics, le Conseil Régional ne peut rester passif. Notre collectivité doit être à l’offensive et porter l’ambition de devenir un pôle de résistance et d’alternative aux politiques libérales qui permette aux habitants de notre région de ne pas payer une fois de plus les pots cassés de la crise. Dans cette perspective, nous proposons :
  • Gratuité totale des transports régionaux pour les moins de 26 ans.
Alliant le souci du développement durable et l’impératif du progrès social, le succès de la carte Zou portée par notre groupe nous conforte dans notre ambition de vouloir renforcer l’attractivité des transports en commun régionaux tout en permettant aux familles d’améliorer leur pouvoir d’achat.
  • Réévaluation des subventions attribuées aux structures qui luttent pour faire reculer la précarité dans notre région.
Notre pays connait une explosion de la précarité et des conditions de vie indignes comme en attestent les éléments d’études de l’INSEE évaluant à plus de 8 millions le nombre de personnes pauvres en France. En réponse, l’Union Européenne s’apprête à voter en octobre la réduction de 76% de son programme d’aide aux plus démunis (PEAD). Face à la crise humanitaire qui se profile, il est urgent de réévaluer fortement à la hausse les subventions accordées par le Conseil Régional PACA aux associations de solidarité et que notre collectivité soit, dans les plus brefs délais, à l’initiative d’une table-ronde réunissant l’ensemble des acteurs majeurs de ce domaine afin de définir une réponse coordonnée et efficace à la catastrophe sociale à venir.
  • Doublement du budget alloué au programme de tarification sociale dans les cantines scolaires.
A l’initiative du groupe Front de Gauche, le Conseil Régional a mis en place une tarification sociale dans les cantines des lycées de la région afin de permettre aux familles les plus modestes d’accéder à un repas de qualité. Cette mesure aujourd’hui en application ne touche que les élèves boursiers, nous demandons son extension à toutes les familles bénéficiaires de l’Allocation de Rentrée Scolaire, ce qui reviendrait à doubler le budget initial, et refusons toute augmentation des prix qu’induirait une harmonisation régionale du tarif des cantines.
  • Déprécarisation des agents du conseil régional.
Nous demandons que le contrat social de mandature voté sous l’impulsion des conseillers régionaux du groupe Front de Gauche trouve une concrétisation rapide afin de sortir de la précarité des centaines d’agents de notre collectivité. Nous réaffirmons également notre opposition à toute tentation visant à appliquer directement ou indirectement la Réforme Générale des Politiques Publiques au sein de notre collectivité.
  • Une véritable ambition industrielle pour notre région.
Le tissu industriel régional tend à disparaitre sans que cela n’émeuve le gouvernement et ses représentants locaux. Le groupe Front de Gauche agira pour permettre le maintien de l’emploi et le développement de l’activité industrielle sur le territoire régional, en proposant, entre autres : - De soutenir les salariés de Fralib dans leur lutte contre la délocalisation de leur outil de travail en Pologne par un engagement du Conseil Régional en faveur du projet de reprise de l’entreprise ; - D’être à l’initiative de la création d’une filière de déconstruction des navires en fin de vie. Face aux coups portés par le gouvernement, face aux banques, face aux agences de notation, face aux injonctions des marchés qui tiennent lieu de politiques publiques, face à la destruction des services publics, le groupe Front de Gauche est plus que jamais au coté des salariés, des familles, des précaires, des étudiants… Nous portons l’ambition de faire de notre collectivité un lieu de résistance à la casse sociale et d’alternative aux politiques libérales de l’UMP. Pour une véritable ambition industrielle en PACA Une usine en ruine et des salariés errants, nous ne pouvons nous satisfaire de ces images pour notre région subissant de plein fouet les lois d’un capitalisme sauvage. Aussi, notre démarche est de rencontrer, échanger avec le plus grand nombre d’acteurs possible sur cette question de l’industrie afin de faire émerger des propositions concrètes pour la défense, le développement de celle-ci. Comment à notre échelle avec les moyens qui sont les nôtres, avec la volonté politique qui est la nôtre, comment pouvons nous traiter cette question ? Nous portons une ambition industrielle parce que nous pensons que l’industrie représente un secteur d’avenir pour notre pays et pour notre région. En effet, l’industrie est indispensable à l’existence et au développement des autres activités. C’est un élément structurant de l’activité économique en termes de création de richesses, de maîtrise technologique, de recherche et d’aménagement du territoire. Or aujourd’hui, la France subit un phénomène de désindustrialisation relatif qui touche la production, fait diminuer les emplois directs. Prendre à bras le corps une nouvelle ambition industrielle pour notre Région, c’est concevoir et prévoir l’évolution actuelle de la totalité de l’activité économique de notre territoire, cela nous oblige aussi à avoir une réflexion sur les délocalisations. Résultat d’une décision de la part des entreprises afin de profiter de la concurrence entre les pays, les délocalisations entraînent un chantage salarial. Les délocalisations ne seraient ainsi qu’un problème de compétitivité des territoires. Aussi la réponse est classique : travailler plus, allègements fiscaux et réforme des systèmes sociaux, développement de la recherche avec des aides publiques, flexibilité et recentrage des activités sur les plus rentables. Mais, n’oublions pas une chose, les délocalisations sont un effet du développement du capitalisme financier : baisse des salaires dans les pays développés qui entraîne une obligation de produire à faible coût pour vendre. Le but est de renforcer le taux d’exploitation pour une extraction supérieure de profits. Si la délocalisation a pour cause une politique prédatrice des grands groupes, alliée à une recherche des produits moins chers par le consommateur à cause des salaires de plus en plus bas, seule une politique prenant en compte ces deux données pourra être efficace. En PACA, notre industrie représente 11% du PIB régional. Elle est principalement basée sur les zones de Fos sur Mer et de l’étang de Berre, de Rousset, autour de Cadarache dans la vallée de la Durance, dans la vallée du Rhône, sur l’agglomération toulonnaise ainsi que sur le littoral des Alpes Maritimes. Les filières principales sont l’agroalimentaire, la construction aéronautique, la construction et la réparation navale, la chimie, pétrochimie et raffinage, l’industrie pharmaceutique, la microélectronique, la sidérurgie, l’énergie et le nucléaire. Tous ces secteurs ou presque sont aujourd’hui touchés (Fralib, Netcacao, LyondellBasell, Eon, Schneider, DCN, Sanofi, Arkema, agro-industrie du Vaucluse, Ansaldo Breda…) Notre démarche n’est pas une fin en soi. Nos multiples rencontres avec les salariés, les représentants syndicaux, la population vont nous permettre de porter et de construire collectivement d’autres choix, d’autres propositions que nous mettrons en débat en sein de l’assemblée régionale pour pérenniser et développer notre activité industrielle. Nous sommes persuadés que d’autres choix sont possibles et notre utilité d’élu régional réside bien là. Notre réflexion pour être tout à fait complète et globale doit bien entendu intégrée la question des transports, de l’énergie en grande quantité, du logement, du coût du foncier, de la formation, de la recherche, des filières, du contrôle des fonds publics. D’ores et déjà nous mettons en débat des propositions générales, des questions à envisager :
  • Quelle ambition industrielle sans un contrôle minimum des bases de la production, faut-il créer des pôles industriels et énergétiques de base ?
  • Un pôle public de financement avec un contrôle de l’utilisation des fonds important ;
  • Ambition industrielle et démocratie salariale : quelle présence des organisations syndicales au sein des PRIDES ?
  • Formation, recherche et industrie : comment l’une peut-elle survivre sans les autres ?
  • Les services publics et l’industrie ;
  • Quel rôle de l’entreprise dans la transmission des savoirs, la lutte contre la déqualification, les lycées et leur filière technique ?
  • Le besoin de prévention en termes de lutte contre les maladies professionnelles ;
  • Un pôle bancaire et financier public peut-il est un outil efficace pour le maintien de l’emploi et le développement de l’activité industrielle ?
  • Quel avenir pour une filière de déconstruction navale en PACA ?
  Le 23 septembre 2011

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